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Plan 1 – Impliquer les instances dirigeantes

Publication 03.05.2007

 

Il est illusoire de penser que l’on puisse travailler sur une thématique d’une telle importance sans que les instances dirigeantes ne soient totalement motivées et impliquées. Il faut donc les aider à ne pas raisonner en termes manichéens « création de connaissance vs. plagiat » et se décharger du problème sur d’autres instances.

Il y a quelques années encore chaque système de formation avait une histoire et une culture qui induisaient un mode de pédagogie spécifique se déterminant par rapport à la théorie, à la pratique et aux applications de disciplines indépendantes.

Aujourd’hui, à la déstructuration de ces différents systèmes et à la vitesse de circulation des savoirs, s’ajoute une dilution de la frontière du copyright : la production de connaissance inclut la propension à l’appropriation tous azimuts des connaissances circulant sur Internet.

Ainsi, Internet a révolutionné les manières d’acquérir et produire la connaissance, comme l’imprimerie les avait révolutionnées. Une seule différence : les instances dirigeantes n’ont pas deux siècles pour s’y adapter, mais quelques années.

La volonté de bâtir une politique de savoir et savoir-faire en matière de bonne utilisation d’Internet doit être indissociable de la volonté des dirigeants des institutions de participer à la mutation du savoir.

Suggestions

• Etre réaliste : Ne plus penser que le plagiat sur Internet est une maladie honteuse.

• Admettre la rupture : Admettre que le plagiat est inhérent à la nouvelle manière de « créer » de la connaissance pour les étudiants de tous niveaux ainsi, hélas, que pour certains chercheurs.

• Dégager les fonds nécessaires : L’investissement humain et financier ne saurait être nul, mais il est surtout « time consuming » pour le groupe de projet. Il s’agit de l’inscrire formellement dans le budget de l’institution.