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Plan 3 – Ouvrir le débat sur la connaissance

Il est indispensable que les acteurs de la formation s’approprient le débat.

Tout étudiant ayant un travail conceptuel à réaliser commence par soumettre sa problématique à Google et, ce faisant, il se soumet à la loi de Wikipédia. Les étudiants n’ayant pas développé un esprit critique n’ont pas les moyens de vérifier ce qu’est une information fiable et valide, ce qu’est une bonne source.

Internet est un fournisseur de documentation gratuite et immédiate. Cette information n’a pas l’apparence d’un objet physique. Elle est  immatérielle, virtuelle et libre d’approvisionnement (cas de la musique en ligne, puis des films).

Les étudiants sont des autodidactes dans un cadre intellectuel à géométrie variable. Ils en apprennent souvent autant en consacrant deux heures par jour à naviguer sur Internet qu’en une journée passée à la bibliothèque. Ce n’est pas la même nature de connaissances, certes, mais qui peut dire lesquelles s’avèreront les plus structurantes?

Nul ne peut plus prétendre contrôler un savoir dont la trame est un patchwork de connaissances si personnalisées.

Suggestions

• La création de connaissance : Faire le lien entre l’immatérialité des connaissances et le monde réel. Les étudiants doivent-il créer de la connaissance ou faire preuve de compétences acquises ?

• L’évaluation : Rappeler que l’on n’évalue pas le poids du papier, ou le nombre de pages rendues, mais les connaissances démontrées acquises.

• Vérifier par soi-même : les explications figurant sur la toile en faisant une recherche par mots clé sur les concepts de son cours. On est toujours surpris de la variance des explications.

• Validité et fidélité des informations : Éveiller chez les étudiants l’esprit critique vis-à-vis des différentes sources de la toile. Leur apprendre à détecter les « fake news » de la connaissance.