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Plan 5 – Ouvrir le débat sur l’éthique

Publication 03.05.2007

 

Face aux mutations du XXIe siècle, les débats sur l’éthique restent improbables, car trop éloignés de la réalité quotidienne. Les exemples de réussites économiques n’inclinent pas à croire en une éthique globalisante. La conception individualiste qui prévaut est que seuls les malins réussissent et qu’être malin c’est savoir se jouer des règles du jeu du système dans lequel on agit.

Les étudiants, comme la société en général, confondent “triche” avec “fraude” et dans leurs études “copie” avec “plagiat”. Or, on ne naît pas fraudeur, on le devient : il est amusant de “tricher”, mais c’est à force de tricher que l’on devient un fraudeur.

Il convient donc de redonner un sens pragmatique et individualisé à l’éthique. Il faut rappeler que tricher c’est contourner les règles du jeu social. La fraude, c’est abuser du système. Plagier, c’est frauder.

Suggestions

• L’explication :  Établir que le plagiat est la reproduction totale ou partielle d’un texte d’autrui sans indication de la référence correcte. C’est la volonté tacite de cacher sa source.

• L’information : Que toutes les facultés et départements disciplinaires d’une institution informent clairement les étudiants de ce qu’est le plagiat et des risques qu’ils encourent en cas de fraude.

• L’exemple : Demander à chaque enseignant s’il peut consacrer 20 minutes lors d’un cours à expliquer aux étudiants comment il procède pour respecter les règles d’intégrité.

• La validation : Que soit mise au point une lettre à signer par chaque étudiant indiquant qu’il est responsable de ses écrits  et de leur authenticité.