fren

Newsletter

Le flux de messages que, mois après mois, je reçois, se transforme en une recherche constructiviste induite. Et le flux de retour que vous recevez via mes lettres, se sédimente et prend racine ici et là, au niveau des lois, des règlements, des volontés individuelles et des décisions collectives. Puis, le flux se transforme en stock de connaissances commun sur le site. Et ainsi de suite.

Nos précédents courriers

cliquez sur le titre pour y accéder

Lettre d’information 5 – jeudi 02 novembre 2017

Lettre d’information 4 – mardi 21 mars 2017

Lettre d’information 3 – mardi 13 décembre 2016

Lettre d’information 2 – mercredi 19.10.2016

Lettre d’information 1 – lundi 04.07.2016

 

Entre le 31 mars 2004 et le 4 juillet 2016, soixante-huit lettres ont été écrites par Michelle Bergadaà. Elles figurent sur son blog Image2. Les parcourir permet de prendre la mesure de l’évolution à la fois du phénomène de plagiat et de fraude, mais aussi des changements de mentalité aux niveaux inter-personnels comme institutionnels qui se sont produits.

Chers collègues, chers étudiants, chers lecteurs,

 

Une brusque libération de la parole survient dans l’espace public face à des pratiques sulfureuses trop longtemps occultées. Attendons-nous à un pareil tsunami : parce que les ressorts interactionnels et contextuels sont les mêmes, cette délivrance atteindra ce «fait social total» qu’est le plagiat académique. Et il n’y aura pas de « délai de prescription » qui tienne.

• Outre les dossiers d’expertise et de médiation que nous conduisons, l’Institut IRAFPA est de plus en plus souvent sollicité par des personnes qui souffrent.
Chaque chercheur senior doit répondre avec une dignité ancrée dans « l’écoute », « la compréhension » et « la prise de position ». Cette posture solide permettra à ces personnes en souffrance – quelle que soit la gravité des faits vécus – de poursuivre une carrière académique apaisée.

Car, peu de victimes ou de témoins de manquements à l’intégrité ont encore le courage de dénoncer ces actes, pensant qu’il leur serait toujours reproché, soit de parler, soit d’avoir trop tardé à parler. Or, leur quotidien reste extrêmement douloureux, tant qu’une réponse ne leur est pas apportée.
• C’est dans ce contexte que nos conférences d’ouverture des Collèges doctoraux rencontrent un succès grandissant.
Tous ces doctorants comprennent qu’il est crucial de développer une «éthique vertueuse» dès le début du doctorat. Et tous nos auditeurs adhèrent à notre postulat : les délits des délinquants de la connaissance se glissent dans les interstices des petites négligences déontologiques du quotidien.

Parallèlement, nous condamnons les menaces et le chantage dont sont victimes certains Directeurs d’écoles doctorales, professeurs et Doyens qui soutiennent leurs étudiants et jeunes collègues en butte à des comportements abusifs.

Courage ! la transparence que vous appelez de vos vœux sera bientôt réalité. Ainsi, en témoigne notre correspondante du Québec, Sonia Morin, avec l’article Fraude d’un directeur de recherche : ses étudiants dans l’onde de choc. En France, l’Office Français de l’Intégrité Scientifique (OFIS) a ouvert ses portes le 26 octobre dernier.
• C’est dans cette conjoncture favorable que nous poursuivons notre travail de médiation. Bienvenue à tous ceux qui souhaitent rejoindre l’Institut International de Recherche et d’Action sur la Fraude et le Plagiat Académiques.
Peut devenir membre de l’Institut toute personne, physique ou morale, intéressée à la réalisation des objectifs fixés et adhérant à nos valeurs.

Découvrez notre site en anglais et n’hésitez pas à communiquer son lien à vos collègues non francophones.

Veuillez noter l’adresse sécurisée pour m’écrire dorénavant : michelle.bergadaa@responsable-academia.org
• Un tout grand merci :
A mon université qui supporte depuis longtemps mes idéaux et mes recherches dans ce domaine ardu de l’intégrité académique. Voir photo ci-dessous.

A tous ceux qui contribuent à notre travail et qui diffusent nos lettres et nos analyses dans leurs réseaux depuis 13 ans. Vous êtes aujourd’hui près de 29’000 abonnés.

Avec mes très cordiales salutations.

Michelle Bergadaà, MBA, Ph.D.
Présidente de l’Institut International de Recherche et d’Action sur la Fraude et le Plagiat Académiques


Lettre 4 – 21 mars 2017

Chers collègues, chers étudiants, chers lecteurs,

Il est des pages que l’on tourne avec sérénité.

Le 31 mars 2004, j’ai ouvert le site collaboratif « responsable.unige.ch ». Depuis lors, je l’ai animé pour vous et avec vous.

Ensemble, nous avons fait évoluer les mentalités. Partout – au sein de nos revues académiques, de nos établissements et de nos gouvernements – le refus de la corruption de la connaissance se manifeste aujourd’hui clairement.

La création de l’Institut International de Recherche et d’Action sur la Fraude et le Plagiat Académiques (IRAFPA) s’avérait donc indispensable.

  • Il suffit de parcourir le compte-rendu de nos 24 interventions de médiation de l’Institut depuis sa création – soit neuf mois – pour le comprendre. L’omerta sur les manquements à l’intégrité est bel et bien en voie d’extinction.
  • Visionnez l’une ou l’autre des 11 vidéos des membres du Bureau, des Conseillers scientifiques et internationaux. Chacun y témoigne, avec ses mots, de la rupture qui nous frappe et qui appelle à mobiliser toute notre intelligence collective.
  • Prenez le temps de parcourir les pages du nouveau site « responsable-academia.org ». Vous y retrouverez les éléments qui vous permettent d’agir en pleine connaissance de cause : nos modes d’action (médiation, expertises…), de recherche (publications, vidéos…) ou de formation (cours, cas…).

Il nous fallait comprendre les raisons profondes du phénomène exponentiel de la fraude et du plagiat académique pour espérer le combattre. Ne pas transmettre ce savoir et ce savoir-faire accumulés durant treize ans aurait été stupide, puisque nous sommes tous des passeurs de sciences et de mots.

Longue vie, donc, à « responsable-academia.org » et à ses 25’683 abonnés. Bienvenue dès cet été à nos collègues anglophones, quand le site sera devenu bilingue.

Je vous remercie du fond du cœur de m’avoir accordé votre confiance. C’était courageux quand ce champ de recherche et d’intervention faisait encore si peur !

N’hésitez pas à me retrouver sur mon blog «Image 2.unige.ch», si vous le souhaitez.

Bien cordialement et, comme on dit à Genève, « tout de bon » !

Michelle Bergadaà
Présidente de l’Institut International de Recherche et d’Action sur la Fraude et le Plagiat Académiques
Professeur, Faculté d’Economie et de Management (GSEM), Université de Genève

Site responsable-academia: https://responsable-academia.org

 


P.S. Si vous souhaitez vous désinscrire de cette lettre, il vous suffit de nous adresser un courriel, en
cliquant ici.

Lettre d’information 3 – 13 décembre 2016

Chers collègues, chers étudiants, chers lecteurs,

Une année s’achève, bouleversée par des crises qui ébranlent notre société, nos métiers et nos établissements.

  • Une accusation de plagiat portée à l’encontre d’un physicien vulgarisateur génial, Étienne Klein, reçoit une large couverture médiatique internationale. Je n’ai pas à émettre d’avis, l’Institut IRAFPA n’ayant pas été sollicité. A ceux qui m’interrogent, je rappelle simplement nos fondamentaux communs :Dans une tourmente événementielle, nous devons revenir à l’histoire de « longue durée » (Fernand Braudel). Et, dans cette histoire-là, nous sommes tous des passeurs du savoir « assis sur les épaules des géants » qui nous ont précédés. Sans eux nous ne verrions rien devant nous.Alors, pensons à ceux qui nous suivent. Car, la connaissance a progressé depuis l’aube de l’humanité parce que nous, passeurs de sciences, indiquons nos sources à nos successeurs, les incitant à y revenir, à parcourir à nouveau nos raisonnements, à imaginer des voies que nous n’avions pas envisagées, à créer. Le comportement plagiaire rompt cette chaîne du savoir.
  • En ces temps troublés, l’ Institut International de Recherche et d’Action sur la Fraude et le Plagiat Académiques ne chôme pas. Depuis sa création, le 18 juin 2016, vingt-et-un dossiers de demandes d’accompagnement ou d’expertises ont été instruits. 11 cas ont été débattus au sein du bureau et/ou du conseil scientifique, 3 cas sont en attente de l’action des autorités concernées (protocole finalisé et lettre de plainte expédiée) et le protocole d’analyse vient d’être expliqué à 7 victimes probables.Notre colloque du 23 novembre 2016 a permis de réunir à Paris le Conseil scientifique et les conseillers « pays » ainsi que les premiers adhérents. Merci de nous faire part de vos suggestions sur le texte qui en émane : « Rôle et missions de l’Institut IRAFPA ».Nous sommes tous bénévoles dans cette association scientifique. Nous avons besoin de votre aide et de vos cotisations 2017afin de créer le site Web de l’Institut, mais aussi de dédommager les spécialistes qui réalisent les expertises. Merci de communiquer largement autour de vous le leporello (flyer) bilingue de l’Institut.
  • Concluons : tout manquement à l’intégrité scientifique transforme souvent cette prise de risque individuelle en crise organisationnelle. Voici l’exemple du cas vécu récemment par une université française : « L’extraordinaire voyage d’un observateur passionné ».
    Ce cas-intrigue illustre, par une analyse systémique, les différentes phases d’une crise organisationnelle. Il nous interpelle quant au concept de « Responsabilité Sociale Académique » ou RSA qui serait encore à inventer. Mais, ce cas nous conduit aussi aux sources inépuisables du débat de paradigmes entre positivisme et subjectivisme, entre sciences de la nature et sciences humaines, entre induction et déduction.

Les membres du Bureau, du Conseil scientifique et les « Conseillers pays » de l’Institut se joignent à moi pour vous souhaiter de très belles fêtes de fin d’année, entourés de ceux qui vous sont proches.

Avec mes très cordiales salutations.

Michelle Bergadaà
Présidente de l’Institut International de Recherche et d’Action sur la Fraude et le Plagiat Académiques
Professeur, Faculté d’économie et de management, Université de Genève
Site responsable : https://responsable-academia.org

P.S. Si vous souhaitez vous désinscrire de cette lettre, il vous suffit de nous adresser un courriel, en cliquant ici.

Lettre d’information 2 : 19.10.2016
Chers collègues, chers étudiants, chers lecteurs,

Nous sommes déjà ancrés dans le rythme soutenu de recherche, de pédagogie et de publications de cette année universitaire.

• L’ Institut international de recherche et d’action sur la fraude et le plagiat académiques ne chôme pas.

Découvrez qui nous sommes et comment s’articulent les responsabilités des membres du Bureau, du Conseil scientifique, des conseillers pays et de nos collaborateurs.

Bienvenue à tous ceux qui souhaitent nous rejoindre ! Peut être membre de l’Institut toute personne, physique ou morale, intéressée à la réalisation des objectifs fixés et adhérant à nos valeurs. Voici les indications relatives à la cotisation.

• Fidèle à la tradition de « Responsable », je soumets à votre lecture le cas-intrigue du mois «  Courage, fuyons ! » qui met en scène les déambulations d’une société savante.

Le cas est emblématique des écrans de fumée advenant lorsque nos pairs ne savent pas distinguer, d’une part un « objet de connaissance » (livre, article, film…) à analyser et, d’autre part, leurs « relations interpersonnelles » au sein de leur espace associatif. Ce sont pourtant deux dimensions distinctes d’un même phénomène : le plagiat.

Le cas est aussi représentatif des comportements de protection identitaire des « communautés d’enracinement » dont se prévalent certaines de nos sociétés savantes. Dans notre étude «  Nos communautés disciplinaires et le plagiat  », nous avons présenté trois profils caractéristiques de ces sociétés pour en signaler les risques relatifs.

• Moins sérieusement, saluons le courage de Luccio Piccio de Bologne qui, d’un lieu commun – la protection des plagieurs dans certaines universités – fait un buzz sur la toile. Il autorise ses étudiants à plagier, ne pouvant exiger qu’ils respectent des règles que leur université permet à ses professeurs de violer en toute impunité.

• Cependant, un premier Président d’université s’engage : Patrick Curmi, de l’Université d’Evry-Val-d’Essonne (France), nous invite le mercredi 9 novembre à 14h00, pour un colloque Bibliométrie & intégrité scientifique.

Ce colloque apportera des réponses aux Recteurs, Présidents d’universités et directeurs d’établissements qui ont décidé de se mobiliser pour lutter contre le plagiat et la fraude scientifique.

Notez la présence de Pierre Corvol dont le rapport «  Bilan et propositions de mise en œuvre de la charte nationale d’intégrité scientifique  » a été remis en juin dernier à Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en France.

Merci à tous ceux qui contribuent directement à notre site collaboratif et/ou qui diffusent nos lettres et nos analyses dans leurs réseaux depuis 12 ans. Vous êtes aujourd’hui près de 28’000 abonnés.

Avec mes très cordiales salutations.

Michelle Bergadaà
Présidente de l’Institut international de recherche et d’action sur la fraude et le plagiat académiques
Professeur, Faculté d’économie et de management, Université de Genève
Site responsable : https://responsable-academia.org

 


P.S. Si vous souhaitez vous désinscrire de cette lettre, il vous suffit de nous adresser un courriel, en cliquant ici.

Lettre d’information 1 : 04.07.2016
Chers collègues, chers étudiants, chers lecteurs,

Je partage avec vous le grand bonheur de voir de très belles réalisations conclure cette année universitaire.

• L’acte constitutif de l’Institut international de recherche et d’action sur la fraude et le plagiat académiques a été signé le 18 juin 2016 à Genève.

Les membres de l’Assemblée générale ont élu le Bureau. Présidente : Michelle Bergadaà, Secrétaire général : Pierre Hoffmeyer, Trésorier : Asaël Rouby, Conseiller juridique : Jean-Baptiste Soufron.

Les statuts – sa forme juridique retenue est celle d’une association –  définissent son organisation et sa raison d’être. Le site web et la plateforme collaborative seront opérationnels en septembre 2016.

Tout renseignement et demandes d’adhésion (membres individuels et institutionnels) sont à m’adresser directement jusqu’au 1er octobre 2016. Le détail des activités et rôles respectifs sera exposé sur le site de l’Institut en septembre.

• Le premier colloque international sur la fraude et le plagiat académiques s’est déroulé (le) 18 juin 2016 de manière optimale grâce au très haut niveau conceptuel des conférenciers, à leur diversité culturelle et disciplinaire. Un bonheur intellectuel total !

Les résumés des conférences sont disponibles dès à présent, les Actes seront publiés en septembre 2016 et les vidéos en octobre 2016.

Le prochain colloque sera annoncé en décembre 2016. Cependant, ceux qui veulent proposer des thématiques peuvent déjà m’écrire. Nul doute que l’ambiance de ce prochain colloque sera aussi gouleyante que celle du cru 2016.

• Encore une bonne nouvelle ! Le 29 juin 2016 est paru un rapport attendu en France :  Bilan et propositions de mise en œuvre de la charte nationale d’intégrité scientifique .  Il a été remis à Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche par le Pr. Pierre Corvol, Professeur honoraire au Collège de France.

Ce rapport (62 pages) a le grand mérite de permettre à des hommes politiques peu au fait de nos réalités académiques de se saisir rapidement des éléments essentiels de la problématique.

Nous analysons succinctement ce rapport, en applaudissant la mise en exergue de points fondamentaux et en formulant quelques réserves. Ces dernières proviennent de la posture systémique que nous avons, de notre côté, toujours adoptée et qui est inscrite dans les gènes de l’Institut que nous avons l’honneur de présider.

• Last but not least : deux très élogieuses critiques du livre «  Le plagiat académique : comprendre pour agir  ».

La première est une analyse de l’Association des professionnels de l’Information et de la Documentation (ADBS) réalisée par Bruno Richardot.

La deuxième est une longue lettre de Maurice Lagueux, éminent philosophe canadien. Parce qu’un de ses textes nous avait inspiré les « modes opératoires » de notre méthodologie d’expertise du plagiat, il nous a fait l’honneur de lire et de commenter notre livre.

A toutes et tous, je souhaite de très belles vacances et vous donne rendez-vous à la rentrée pour de nouvelles aventures.

 

Très cordialement.

Présidente de l’Institut international de recherche et d’action sur la fraude et le plagiat académiques
Professeur, Faculté d’économie et de management, Université de Genève
Site responsable : https://responsable-academia.org

 

 

 


P.S. Si vous souhaitez vous désinscrire de cette lettre, il vous suffit de nous adresser un courriel, en cliquant ici.